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HISTOIRE DE L’ELEVAGE CALEDONIEN

BLOG CULINAIRE POUR LA PROMOTION DES CUISINIERS, DES PRODUCTEURS, DES PRODUITS ET DU TERROIR CALÉDONIEN !

1774 : James Cook fait offrande des premiers cochons aux habitants en arrivant à Ballade.

1800 : James Paddon, un colon anglais introduit de Nouvelle-Zélande et d’Australie les premières têtes de bétail bovin. Les besoins en viande se sont accrus avec l’augmentation de la population de la capital de Port de France (devenue Nouméa). L’élevage se développe…

1854 : Le Gouverneur autorise l’ouverture des boucheries (des tueries à l’époque)

1870 : Les premiers cerfs sont introduits par le gouverneur de Java. Il les avait offerts à l’épouse du Gouverneur Guillain.

1901 : L’association des éleveurs calédoniens décide de créer une usine de conserverie sur la pente nord de la Baie de l’Orphelinat.

1906 : Les premières boîtes de conserves sont fabriquées à Nouméa.

1866 – 1942 : L’administration a établi un règlement pour les tueries de bétail et a décidé la construction d’un abattoir officiel à l’Anse-du-Tir.
 Le bétail était surtout produit en brousse, principalement sur la côté ouest et il fallait mener les troupeaux depuis la brousse vers la capitale. Les éleveurs descendaient, à cheval, les têtes de bétail de leurs propriétés vers Nouméa par un itinéraire très précis appelé « le sentier des conduites de bétail ». Tout le long de cet itinéraire, des « carrés à bétail » étaient établis pour y passer la nuit. Les stockmen et le chef de conduite menaient ainsi leur troupeau jusqu’à Ducos, pour une quarantaine, sur la rive Est de l’embouchure de la Rivière Salée. La durée de la conduite variait donc, selon leur point de départ. A la demande des bouchers, le bétail était conduit de la quarantaine de Ducos à l’abattoir de Douyi-Ambo (Doniambo) par l’embouchure de la Rivière Salée. Des stockmen, employés de l’abattoir, faisaient traverser les bêtes, par lot de 20 têtes, à marée basse. Les bouchers achetaient leur viande par quartier directement à l’abattoir. Il y avait 4 boucheries importantes à Nouméa : les boucheries Ballande, Peyrole, Bouyé et la boucherie des éleveurs. La viande était distribuée de deux façons : soit le client allait directement à la boucherie, soit la mère de famille marquait sa commande de viande sur un carnet et le déposait dans une « boîte à viande » placée dans tous les quartiers de Nouméa. Le soir, les commis des bouchers effectuaient le ramassage des carnets, préparaient les commandes et les livraient à domicile.

1942 : L’arrivée des troupes américaines en Nouvelle-Calédonie a bouleversé la demande et le système mis en place.
Suite au départ des troupes en 1946 Monsieur Vergès, directeur du Service Vétérinaire, a estimé que le transport du bétail devait être modifié et les tueries devaient être règlementées. Des tueries ont été construites dans des endroits précis un peu partout sur le Territoire. Les bêtes abattues étaient alors acheminées vers Nouméa par quartiers entiers dans des camions bâchés.

Fin 1950 : A la fin des années 50, la création d’un entrepôt frigorifique a été proposée pour centraliser et conserver la viande. Cet entrepôt a été construit sur l’ancien emplacement de la quarantaine de Ducos, sur le site actuel de l’OCEF grâce à un financement FIDES de 25 millions de francs.

1963 : L’OCEF est créé dans le but de gérer ces nouveaux entrepôts et d’améliorer la commercialisation des denrées périssables. Le stockage dans des chambres frigorifiques des viandes, des fruits et des légumes dans ces nouveaux locaux, devait permettre d’étaler leur période de commercialisation et d’augmenter la production locale marchande.

1968 : La chaîne du froid se développe sur le territoire. Un réseau de petites chambres froides est construit ou remis en service à Ouéga, Ponérihouen, Ouaco, Pouembout, Moindah et Bourail. Les carcasses, au lieu d’être transportées directement de la tuerie de l’éleveur vers Nouméa, transitent ainsi pour réfrigération dans ces chambres froides. Une fois réfrigérées, elles sont acheminées par camion frigorifique vers la capitale. Par convention, les bouchers de Nouméa confient à l’OCEF l’exclusivité de l’abattage de leurs animaux.

1985 : Pour répondre à l’augmentation du niveau de production locale de viande et s’ouvrir à d’autres marchés, 2 nouveaux abattoirs et une salle de découpe aux normes CEE sont inaugurées par l’OCEF.

Sources OCEF : rédigé d’après les propos de Monsieur Luc CHEVALIER, historien, conservateur honoraire du Musée Territorial de Nouvelle-Calédonie.

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